La semaine d’un moniteur d’équitation suit le planning de ses élèves : cours en fin de journée, mercredi et samedi chargés, stages pendant les vacances scolaires. Entre les cours, il soigne les chevaux, prépare les séances et entretient le matériel. Voici ce qui remplit une semaine, ce qui change d’une structure à l’autre et les points à faire écrire avant de signer. Le diplôme qui ouvre ce métier est présenté dans le dossier BPJEPS de moniteur-equitation.fr.
Les créneaux où vous enseignez
- En semaine : les cours se concentrent en fin d’après-midi et en début de soirée, à la sortie de l’école et du travail.
- Le mercredi : les enfants sont libres, les reprises s’enchaînent.
- Le samedi : reprises de cavaliers de tous niveaux.
- Le dimanche : concours, sorties en extérieur, stages selon la structure.
- Les vacances scolaires : stages à la journée ou à la semaine.
Les matinées de semaine servent aux soins, au travail des chevaux et parfois à des séances pour les scolaires, comme dans ce programme de poney école.
Le travail entre les cours
La fiche RNCP du BPJEPS mention équitation découpe le métier en quatre blocs. Deux décrivent le terrain : conduire des séances en sécurité, et assurer les soins, la gestion et l’éducation des équidés ainsi que l’entretien du matériel pédagogique. Les deux autres portent sur les projets d’animation et la valorisation des activités de la structure. Concrètement :
- préparer chaque séance et choisir le cheval adapté à chaque élève ;
- soigner les chevaux, surveiller leur état, organiser leur travail ;
- entretenir le matériel : selles, filets, obstacles ;
- encadrer en sécurité pendant les cours ;
- animer la vie du club : stages, concours, journées portes ouvertes.
Ce reportage sur une journée portes ouvertes montre comment une équipe pédagogique, responsable et enseignant, se partage l’accueil, les ateliers de soins et les démonstrations.
Un métier physique
Pansage, boxes, préparation de la carrière : une grande part des tâches se fait debout et dehors, en hiver comme en été. Comptez ces heures dans votre temps de travail réel. Une offre qui ne parle que des heures de cours en cache souvent une partie.
Ce qui change selon la structure
La convention collective des centres équestres classe plusieurs emplois, du plus polyvalent au plus encadrant. Leur intitulé dit déjà la place de l’enseignement dans la semaine :
- animateur/soigneur, coefficient 109 : soins et animation ;
- enseignant/animateur, coefficient 130 : enseignement et animation ;
- guide enseignant de tourisme équestre, coefficient 130 : enseignement en extérieur ;
- enseignant, coefficient 150 ;
- enseignant/responsable pédagogique, coefficient 167 : enseignement et organisation de l’équipe.
Source : avenant n° 6 du 20 janvier 2026, annexe des centres équestres. Dans un petit poney-club, une ou deux personnes tiennent tout, comme dans ce poney-club du Sud-Ouest, piloté par une enseignante et une animatrice. Dans une grande structure, les soins sont plus souvent confiés à d’autres salariés.
Cinq points à faire écrire avant de signer
- le nombre d’heures de cours par semaine et leurs créneaux ;
- la place des soins aux chevaux dans le temps de travail payé ;
- les week-ends et les semaines de vacances travaillés ;
- la convention collective et l’emploi inscrits au contrat ;
- le nombre de chevaux et d’élèves dont vous aurez la charge.
Si vous préparez le métier, les étapes pour y arriver suivent l’ordre de la formation, du test d’entrée à la carte professionnelle.