Le BPJEPS mention équitation est le diplôme de niveau 4 qui permet d’enseigner l’équitation contre rémunération. Il est délivré par le ministère des Sports et mène au métier de moniteur d’équitation. L’entrée en formation passe par un test à cheval noté sur 90, et le diplôme se valide en quatre blocs de compétences. Cette page résume les règles en vigueur au 30 octobre 2026, avec le texte d’origine de chaque règle.
Le diplôme en bref
- Intitulé complet : brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité éducateur sportif, mention équitation.
- Niveau 4, enregistré au RNCP sous le numéro 40034.
- Certificateur : le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques.
- Emploi visé : moniteur d’équitation, code ROME G1204.
- Parcours ouverts depuis le 30 novembre 2024, enregistrement valable jusqu’au 29 novembre 2029.
Ces données viennent de la fiche RNCP40034 de France Compétences. Pour encadrer contre rémunération, il faut détenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification et se déclarer : le ministère le rappelle sur sa page dédiée aux éducateurs sportifs.
« Activités équestres » ou « équitation » : la mention a changé
La mention « équitation » a été créée par l’arrêté du 18 novembre 2024, publié le 29 novembre 2024. Trois textes se sont ajoutés depuis :
- l’arrêté du 13 mars 2025 a remplacé les annexes I à IV, en vigueur depuis le 25 avril 2025 ;
- ces annexes portent notamment le test d’entrée en formation ;
- l’arrêté du 17 septembre 2026 a modifié l’annexe V, celle des dispenses, en vigueur depuis le 5 octobre 2026.
Beaucoup d’organismes écrivent encore « BPJEPS activités équestres ». Avant de retenir une règle lue en ligne, regardez la date de la page et comparez-la au texte consolidé de l’arrêté sur Légifrance.
Entrer en formation : le test d’exigences préalables
L’article 4 de l’arrêté demande de « démontrer un niveau de pratique en activités équestres ». Ce niveau se vérifie par le test d’exigences préalables, le TEP, qui compte trois épreuves :
- épreuve 1 : travail sur le plat ;
- épreuve 2 : saut d’obstacles, sur un parcours dont les verticaux montent à 100 cm ;
- épreuve 3 : travail à pied de 10 minutes, avec longe et chambrière.
Le barème tient en trois règles :
- le test est validé à 54 points sur 90 au moins ;
- aucun critère ne doit être noté sous 5 sur 10 ;
- si le test n’est pas validé, chaque épreuve réussie à 18 sur 30 au moins, sans critère sous 5 sur 10, reste acquise pour la session suivante.
Les 54 points sur 90 et les 18 sur 30 ne se contredisent pas : le premier seuil vaut pour le test entier, le second pour une épreuve. Le rectorat fixe le calendrier des sessions. Le détail des épreuves figure à l’annexe II, remplacée par l’arrêté du 13 mars 2025.
Le niveau de Galop® : ce que dit le texte
L’arrêté n’exige aucun niveau de Galop® pour entrer en formation : le niveau se prouve au test. Si un organisme fixe un Galop® minimum, c’est sa propre condition d’admission. Demandez-la par écrit avant de vous inscrire.
L’annexe V liste en revanche les titres qui dispensent du test. On y trouve :
- le Galop® 8 de cavalier délivré par la FFE ;
- le Galop® 7 western et le Galop® 7 attelage délivrés par la FFE ;
- l’inscription, présente ou passée, sur la liste des sportifs de haut niveau en équitation.
Le tableau complet, avec les brevets fédéraux, les certificats de qualification et les allègements de blocs, est à lire dans l’annexe V du texte consolidé.
Les quatre blocs de compétences
Le diplôme est délivré quand les quatre blocs sont acquis. Chaque bloc a son épreuve, selon la fiche RNCP :
- Bloc 1, projet d’animation : un entretien à partir d’un document écrit personnel sur un projet d’animation.
- Bloc 2, valorisation des activités : un entretien à partir de supports qui présentent deux actions de valorisation.
- Bloc 3, conduite de séances : une mise en situation de conduite de séance, puis la conception et la présentation d’un cycle de séances, avec entretien.
- Bloc 4, soins et éducation des équidés : un cas pratique sur la gestion des équidés et du matériel, puis l’évaluation et le travail monté d’un cheval tiré au sort, avec entretien. Ce bloc exige aussi un test de démonstration technique.
Avant de passer en situation d’enseignement, l’article 5 prévoit une vérification : une séquence d’initiation d’un quart d’heure au plus, devant un groupe d’au moins quatre cavaliers de niveau Galop® 2 à Galop® 7, suivie d’un entretien de dix minutes.
Se former : où et comment
Le diplôme se prépare dans un organisme de formation habilité à préparer la mention équitation. Les rythmes varient d’un organisme à l’autre : présentiel, alternance, part de cours à distance. Les épreuves des blocs 3 et 4 se passent à cheval, dans une structure équestre. Une formation sans aucun temps sur le terrain ne mène donc pas au diplôme.
Avant de signer, demandez à l’organisme :
- la preuve de son habilitation pour la mention équitation ;
- le volume de formation en heures, présentiel et distance séparés ;
- le nom de la structure équestre qui vous accueille ;
- le lieu et la date du prochain TEP ;
- le coût total et les financements confirmés par écrit.
Après le diplôme : déclaration et carte professionnelle
Tout éducateur qui enseigne contre rémunération se déclare auprès des services de l’État du département où il exerce. La démarche se fait en ligne sur le portail de déclaration du ministère des Sports, ou par formulaire Cerfa.
- La carte professionnelle est délivrée après vérification du diplôme et de l’honorabilité.
- Une copie s’affiche dans l’établissement où vous enseignez.
- La carte se renouvelle tous les 5 ans, par une nouvelle déclaration.
Le métier et le salaire
La fiche RNCP situe l’emploi d’abord dans les établissements équestres du champ agricole, puis, plus rarement, dans le secteur public, le tourisme et l’animation. Le moniteur donne cours, soigne et éduque les chevaux et entretient le matériel. Exemple récent sur ce site : ce centre équestre du Gard a confié un cours « cavaliers jeunes chevaux » à une monitrice titulaire du BPJEPS.
En centre équestre, le salaire minimum dépend de la convention collective des personnels des activités hippiques, annexe des centres équestres. Depuis le 1er février 2026, l’emploi d’enseignant/animateur, coefficient 130, a un minimum de 2 108,21 € brut par mois pour 151,67 heures. Source : avenant n° 6 du 20 janvier 2026.
Si vous hésitez entre enseigner et accompagner, lisez ce guide sur l’équithérapie : c’est un autre métier, avec d’autres formations.
Les textes à consulter
- France Compétences, fiche RNCP40034
- Légifrance, arrêté du 18 novembre 2024, version consolidée
- Légifrance, arrêté du 13 mars 2025
- Ministère des Sports, éducateurs sportifs
- Légifrance, avenant n° 6 du 20 janvier 2026, salaires des centres équestres
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